mardi 21 février 2012

Qu'est-ce qui fait sortir le maire de ses gonds



Le maire est sorti des ses gonds hier soir au Conseil de Ville, parce que j'ai pénétré dans la tribune des journalistes pour parler à une journaliste de la Gazette. Il m'a accusé de "cuisiner" cette journaliste, une journaliste d'expérience, qui sort des dossiers complets, et fait peur à Tremblay par son acharnement professionnel. Remarquez aussi dans cet extrait la femme aux cheveux frisés noirs qui s'indigne derrière le maire, c'est Clémentina Téti-Tomassi, la femme de Tony Tomassi l'ex-ministre et député de Lafontaine actuellement sous le coup d'accusations criminelles, dont on apprenait qu'il avait l'intention de se représenter aux élections, possiblement sous la bannière Libérale...

Quelle mouche a piqué le maire? Une intervention du conseiller Alex Norris, ex-journaliste d'enquête de La Gazette, élu de Projet Montréal, qui questionnait un bail de 5 ans, dans un bâtiment que la SDM a financé à prix d'or, avant de le revendre à en deçà de sa valeur, le 780 Brewster, appartenant à une entreprise (9169-6260 Québec Inc) dont le premier actionnaire est Vincent Chiara. Voici l'intervention en question.



Le bâtiment qui abrite le nouveau service consolidé des Ressources Humaines de la Ville de Montréal appartient à l'entreprise à numéro 9229-5138 Québec Inc. qui appartient également à Vincent Chiara. Le Conseil a signé un bail de 9 ans et 6 mois en septembre 2011 pour le 2e étage du 3711 Saint-Antoine, bâtiment administratif de l'Impérial Tobacco, au coût de 15 millions $. Pour l'embauche de nouveaux employés, les services avaient prévu 35 postes informatiques dans ces bureaux, une augmentation par rapport aux 22 postes actuellement utilisés et situés, jusqu'en avril, au Cours Mont-Royal. Or soudain, la demande est passée à 100 postes informatiques, tout d'un coup on a de la misère à répondre à la demande, il y aurait plus de 500 applications pour un simple poste d'agent de bureau! On veut aller vite, pas d'appel d'offres, génial on a trouvé dans un bâtiment situé à 7 minutes de marche, et oh surprise, appartenant au même propriétaire.

Certains médias ont déjà rapporté la proximité qu'il y avait entre Vincent Chiara et l'administration Tremblay. Il a organisé en 2005 un cocktail de financement pour l'UCIM (l'ancien nom du parti du maire) au cour duquel il a recueilli 54 000 $ dans sa résidence à Laval. Pasquale Carbone a plaidé coupable aux accusations du DGEQ de financement illégal lors de ce cocktail, Développements Carbocan avait versé à Union Montréal deux contributions totalisant 2000 $, et a dû payer une amende de 3000 $.

La Ville entretient plusieurs liens d'affaires avec Vincent Chiara et son entreprise MACH, en commençant par le 780 Brewster où se trouve la mairie d'arrondissement du Sud-Ouest, un loyer de 1,1 millions par année. La mairie de l'arrondissement Villeray Saint-Michel Parc-Extension se trouve aussi dans un édifice de MACH, au 405 Ogilvy, un bail de 10 millions $ accordé sans appel d'offres. L'édifice situé au 13 301 Sherbrooke Est abrite des services de la direction de l'eau et un centre de service de l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Point-aux-Trembles. La Ville de Montréal a légué en 2006 pour 1$ les terrains des anciens ateliers du CN à Pointe-Saint-Charles à ce dernier, 5 ans plus tard, il en revendait une partie à l'AMT pour 10 millions $.

On a pas fini d'entendre parler de MACH, qui possède aussi plusieurs terrains autour des futures gares du train de l'Est de Montréal-Nord et Saint-Léonard selon ce qu'affirmait La Presse en 2011.

Pourquoi le maire s'indigne ainsi qu'on évoque les liens entre son administration et Vincent Chiara? Je ne sais pas, mais ce que j'ai perçu comme de l'intimidation à une journaliste et un employé de l'Opposition cache probablement quelque chose de plus profond. Un malaise. Le maire en serait-il à s'inspirer des façons de faire des Conservateurs à Ottawa? Ou est-ce sa nouvelle stratégie pour se sortir des situations gênantes: quand il est attaqué, de passer à l'offensive.

dimanche 23 janvier 2011

lundi 20 septembre 2010

Il fait chaud dans le métro



Voici une parodie de la pub de la STM en 1976, créée par Jacques Bouchard , pour la campagne "il fait beau dans le métro". La STM s'apprête à lancer un nouvel appel d'offres international pour le renouvellement des wagons du métro de Montréal et n'a pas cru bon y inclure la climatisation. Toutes les grandes villes du monde l'ont pourtant fait. 

Les villes de Paris, Londres, Copenhague, Porto, Cologne, Vienne, Caracas, Rio de Janeiro, Beijing, Hong Kong, Santiago, Kuala Lumpur, Singapour, Séoul, Bangkok, Sydney, Le Caire, Dubaï, Téhéran, Moscou, Barcelone et même New Delhi sont passées, ou s’apprêtent à passer, à la climatisation. À New York, Toronto, Vancouver, Seattle, San Francisco, San Diego, Los Angeles, Washington, Atlanta, Baltimore, Miami, Boston, Philadelphie et Chicago, le métro, et souvent les autobus aussi, sont climatisés. Même les autobus d’Ottawa, Gatineau et Terrebonne le sont.

Jetez un coup d'œil à ce clip vidéo que l'équipe de Richard Bergeron a préparé pour convaincre le maire de Montréal et le président de la STM de changer d'idée avant qu'il ne soit trop tard, car les prochains métro rouleront pour 50 ans
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Regardez l'originale pour comparer:



dimanche 25 octobre 2009

Le tramway sur la rue Bernard



Les interminables travaux qui se déroulent sur la rue Bernard peuvent parfois nous surprendre. Cette semaine, les ouvriers s'affairaient à retirer des morceaux d'acier qu'ils devaient couper au chalumeau. Il s'agit en effet d'anciens rails de tramways qu'empruntaient autrefois les lignes 96 et 97 entre DuParc et l'avenue Outremont. La ligne 96 terminait sa course au Terminus Craig (là où se trouve le Palais des Congrès de Montréal) et la ligne 97 bifurquait vers l'Ouest jusqu'à Atwater.

Voici un extrait d'un article de la page INFO-STM intitulé "Le service à Outremont" et publié dans le journal Métro en 2003:
"Une véritable desserte vit donc le jour en 1905, mais pour un motif surprenant, puisqu’elle avait été demandée par les riches bourgeois de la rue Sherbrooke et du Vieux-Montréal… pour aller jouer au golf! La Montreal Street Railway créa donc un parcours, le célèbre « 29 – Outremont », depuis la rue de la Commune, jusqu’à l’intersection Côte-Sainte-Catherine – Bellingham, à l’entrée du premier terrain de golf en territoire urbain de l’époque, éliminant ainsi tous les désavantages précités.

Le développement de la ville vers le nord imposa l’addition d’un second parcours en 1916. Baptisé initialement « Outremont North », il devint le « 96 – Van Horne – Champ-de-Mars » en 1921, depuis ce dernier endroit jusqu’à l’intersection des rues Van Horne et Hartland, en empruntant les rues Bernard, Outremont et Van Horne, avec un arrêt additionnel à l’église Sainte-Madeleine les dimanches à l’intention des fidèles. 

mardi 20 octobre 2009

Richard Bergeron et John Gomery demandent une commission d’enquête publique sur les méthodes de financement des partis municipaux montréalais


L’Honorable John H. Gomery a uni sa voix à celle de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et candidat à la mairie de Montréal, pour réclamer aujourd’hui du premier ministre du Québec la tenue d’une commission d’enquête publique qui porterait non seulement sur les allégations de collusion dans le milieu de la construction mais aussi sur les méthodes de financement des partis municipaux montréalais et sur les liens entre ces méthodes et les pratiques de la Ville.

vendredi 16 octobre 2009

Benoit Labonté pris la main dans le sac



Nous nous rappelons tous cette fameuse campagne de Benoit Labonté au mois de Janvier 2009, quand sa face a apparu sur tous les abribus, sur les autobus et dans le métro. Une campagne qui ne traduisait pas un soudain engouement de la population, mais bien l'appui soudain d'un seul homme: Tony Accurso.

C'est d'abord un article de Fabrice de Pierrebourg publié le 30 septembre dernier, sur l'excellent et très indépendant www.ruefrontenac.com, qui a fait état de cette rencontre entre Labonté et Accurso qui aurait eut lieu le 17 mars 2008 dans un restaurant du Vieux-Montréal. Labonté a alors nié. De nouvelle révélations ont précisés les circonstances de cette rencontre, et Fabrice de Pierrebourg est revenu à la charge vendredi matin avec cette article , où on décrit les sommes versées à plus de $ 100 000.

Encore une fois, Benoit Labonté à nié, lors d'une conférence de presse à 13h vendredi, aux côtés de Louise Harel, et a même menacé de poursuivre.

Vendredi soir, c'est l'hécatombe pour le parti Vision Montréal, qui a fait de la corruption et des irrégularités son principal cheval de bataille depuis le début de cette campagne.

C'est une première confirmation de la part du journaliste de Radio-Canada, David Gentile, avec une source anonyme, ex-proche de Benoit Labonté, qui dit «Le principe, c'est l'argent qui rentre. Source X et l'entourage de Labonté demandent à du monde: "Je te donne 500$ ou 1000$ cash, fais un chèque au parti ou en contrepartie." C'est comme ça». Autrement dit, du blanchiment d'argent pour engraisser les caisses électorales.

Puis, l'article de Fabrice de Pierrebourg a été remanié à 21h, et son titre est maintenant: Enquête – Benoît Labonté a été aidé financièrement par Tony Accurso, et cette enquête de TVA faisant état d'une enveloppe contenant $25 000 en liquide qu'aurait accepté Benoit Labonté, de l'argent venant "d'une firme qui est impliquée dans le scandale des compteurs d'eau aujourd'hui" d'après la source de cette enquête.

Est-ce que Labonté démissionnera en fin-de-semaine ? Ce sera quand même spécial de voir nos candidats débattre à l'émission pré-enregistrée jeudi de Tout le monde en parle sans que cet épisode soit relaté. Le véritable contre-coup arrivera certainement lundi lors du débat de Radio-Canada. On pourra alors constater que les esprits s'échauffent.

On ne s'étonne plus du dédain qu'ont les citoyens quand on leur annonce qu'on est candidat pour les municipales. "Tous les même, une gagne de corrompu". On voudrait bien leur dire qu'on est de ceux qui veulent justement que les choses changent. Mais, ce n'est, encore là, que la parole d'un politicien !

AJOUT:

Samedi après-midi, Labonté à encore nié, mais a annoncé qu'il démissionnait de son poste de chef de l'opposition pour "ne pas faire ombrage à Louise Harel". Louise Harel a continué de croire son no.2 en affirmant qu'elle "était à ses côté". Mais TVA est arrivé avec les preuves que Labonté et Accurso se sont belle et bien parlé, lors d'au moins 7 appels téléphoniques.

Dimanche, on apprend que Louise Harel montre la porte à Benoit Labonté. C'est Pierre Lampron, un résidant d'Outremont, qui lui succédera comme no.2 de Vision Montréal. Fin du feuilleton. Coup de chapeau à Fabrice de Pierrebourg et www.ruefrontenac.com, dont l'excellent travail aura quand même fait la manchette du Journal de Montréal, dont ils sont toujours en lock-out.

Plan du réseau de transports - Projet Montréal 2013

Plan du réseau de transports - Projet Montréal 2013
Ce plan est la représentation visuelle, à certains détails près, des engagements de Projet Montréal en matière de transports durables, tels qu'ils seront réalisés après un mandat.

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Présentation du blogueur

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Etienne Coutu est un jeune architecte et designer urbain montréalais. Il possède une Maîtrise en Architecture et Design Urbain de l’Université Columbia à New York et une Maîtrise en Architecture de l’Université de Montréal. Il a travaillé pour le groupe Cardinal-Hardy, ou il a été impliqué sur d’importants projets urbains tel que la mise en valeur de l’église Saint-James, le 333 Sherbrooke et le projet du Musée d’art contemporain pour les silos no 5. Ayant touché brièvement à l’architecture de théâtre avec Scéno Plus, il a aussi travaillé pour la firme Provencher-Roy et Associés Architectes jusqu’à récemment. Son implication aux débats publiques a commencé en 2006 avec la Coalition sauvons le Spectrum. Il est intervenu publiquement pour dénoncer l’immobilisme et le manque de vision des élus dans la fermeture d’une des salles les plus appréciées du public montréalais. Depuis deux ans, il s’applique à dénoncer la confusion qu’entretiennent la Ville de Montréal et le Ministère des Transports du Québec sur le véritable avenir de la rue Notre-Dame.