mercredi 28 octobre 2009
dimanche 25 octobre 2009
Le tramway sur la rue Bernard
Les interminables travaux qui se déroulent sur la rue Bernard peuvent parfois nous surprendre. Cette semaine, les ouvriers s'affairaient à retirer des morceaux d'acier qu'ils devaient couper au chalumeau. Il s'agit en effet d'anciens rails de tramways qu'empruntaient autrefois les lignes 96 et 97 entre DuParc et l'avenue Outremont. La ligne 96 terminait sa course au Terminus Craig (là où se trouve le Palais des Congrès de Montréal) et la ligne 97 bifurquait vers l'Ouest jusqu'à Atwater.
Voici un extrait d'un article de la page INFO-STM intitulé "Le service à Outremont" et publié dans le journal Métro en 2003:
"Une véritable desserte vit donc le jour en 1905, mais pour un motif surprenant, puisqu’elle avait été demandée par les riches bourgeois de la rue Sherbrooke et du Vieux-Montréal… pour aller jouer au golf! La Montreal Street Railway créa donc un parcours, le célèbre « 29 – Outremont », depuis la rue de la Commune, jusqu’à l’intersection Côte-Sainte-Catherine – Bellingham, à l’entrée du premier terrain de golf en territoire urbain de l’époque, éliminant ainsi tous les désavantages précités.
Le développement de la ville vers le nord imposa l’addition d’un second parcours en 1916. Baptisé initialement « Outremont North », il devint le « 96 – Van Horne – Champ-de-Mars » en 1921, depuis ce dernier endroit jusqu’à l’intersection des rues Van Horne et Hartland, en empruntant les rues Bernard, Outremont et Van Horne, avec un arrêt additionnel à l’église Sainte-Madeleine les dimanches à l’intention des fidèles.
mardi 20 octobre 2009
Richard Bergeron et John Gomery demandent une commission d’enquête publique sur les méthodes de financement des partis municipaux montréalais
L’Honorable John H. Gomery a uni sa voix à celle de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et candidat à la mairie de Montréal, pour réclamer aujourd’hui du premier ministre du Québec la tenue d’une commission d’enquête publique qui porterait non seulement sur les allégations de collusion dans le milieu de la construction mais aussi sur les méthodes de financement des partis municipaux montréalais et sur les liens entre ces méthodes et les pratiques de la Ville.
vendredi 16 octobre 2009
Benoit Labonté pris la main dans le sac
C'est d'abord un article de Fabrice de Pierrebourg publié le 30 septembre dernier, sur l'excellent et très indépendant www.ruefrontenac.com, qui a fait état de cette rencontre entre Labonté et Accurso qui aurait eut lieu le 17 mars 2008 dans un restaurant du Vieux-Montréal. Labonté a alors nié. De nouvelle révélations ont précisés les circonstances de cette rencontre, et Fabrice de Pierrebourg est revenu à la charge vendredi matin avec cette article , où on décrit les sommes versées à plus de $ 100 000.
Encore une fois, Benoit Labonté à nié, lors d'une conférence de presse à 13h vendredi, aux côtés de Louise Harel, et a même menacé de poursuivre.
Vendredi soir, c'est l'hécatombe pour le parti Vision Montréal, qui a fait de la corruption et des irrégularités son principal cheval de bataille depuis le début de cette campagne.
C'est une première confirmation de la part du journaliste de Radio-Canada, David Gentile, avec une source anonyme, ex-proche de Benoit Labonté, qui dit «Le principe, c'est l'argent qui rentre. Source X et l'entourage de Labonté demandent à du monde: "Je te donne 500$ ou 1000$ cash, fais un chèque au parti ou en contrepartie." C'est comme ça». Autrement dit, du blanchiment d'argent pour engraisser les caisses électorales.
Puis, l'article de Fabrice de Pierrebourg a été remanié à 21h, et son titre est maintenant: Enquête – Benoît Labonté a été aidé financièrement par Tony Accurso, et cette enquête de TVA faisant état d'une enveloppe contenant $25 000 en liquide qu'aurait accepté Benoit Labonté, de l'argent venant "d'une firme qui est impliquée dans le scandale des compteurs d'eau aujourd'hui" d'après la source de cette enquête.
Est-ce que Labonté démissionnera en fin-de-semaine ? Ce sera quand même spécial de voir nos candidats débattre à l'émission pré-enregistrée jeudi de Tout le monde en parle sans que cet épisode soit relaté. Le véritable contre-coup arrivera certainement lundi lors du débat de Radio-Canada. On pourra alors constater que les esprits s'échauffent.
On ne s'étonne plus du dédain qu'ont les citoyens quand on leur annonce qu'on est candidat pour les municipales. "Tous les même, une gagne de corrompu". On voudrait bien leur dire qu'on est de ceux qui veulent justement que les choses changent. Mais, ce n'est, encore là, que la parole d'un politicien !
AJOUT:
Samedi après-midi, Labonté à encore nié, mais a annoncé qu'il démissionnait de son poste de chef de l'opposition pour "ne pas faire ombrage à Louise Harel". Louise Harel a continué de croire son no.2 en affirmant qu'elle "était à ses côté". Mais TVA est arrivé avec les preuves que Labonté et Accurso se sont belle et bien parlé, lors d'au moins 7 appels téléphoniques.
Dimanche, on apprend que Louise Harel montre la porte à Benoit Labonté. C'est Pierre Lampron, un résidant d'Outremont, qui lui succédera comme no.2 de Vision Montréal. Fin du feuilleton. Coup de chapeau à Fabrice de Pierrebourg et www.ruefrontenac.com, dont l'excellent travail aura quand même fait la manchette du Journal de Montréal, dont ils sont toujours en lock-out.
mercredi 14 octobre 2009
Le DGEQ enquête sur des allégations de financement illégal du parti Union Montréal
Dans un article de La Presse ce matin, le DGEQ enquête à Outremont, le journaliste Éric Clément nous apprend que l'administration de Stéphane Harbour aurait récolté des enveloppes avec des montants en argent liquide qu'il aurait conservé dans un coffre dans un bureau contigu au sien, et qu'il aurait utilisé ces sommes pour la campagne d'Union (appelée UCIM à l'époque) en 2005.
Pas besoin d'attendre les conclusions de cette enquête pour dénoncer ces pratiques illégales et honteuses qui salissent encore une fois le nom de notre ville. Et comment peut-on permettre aux héritiers ce cette époque, en commençant par la mairesse actuelle Marie Cinq-Mars, alors conseillère du district Robert-Bourassa, et Claude B. Piquette conseiller du district Joseph-Beaubien continuer de plaider l'ignorance ?
On dirait que tous les clichés de la corruption s'abattent sur Outremont. Vivement un renouveau à l'hôtel-de-ville d'Outremont, afin qu'on puisse rétablir la confiance des citoyens en leur administration.
vendredi 9 octobre 2009
dimanche 4 octobre 2009
Contre la conversion du 1420 boulevard Mont-Royal en condos
D'ardent promoteur d'un plus grand accès au fleuve (voir les vidéos de mes publications précédentes), je me tourne aujourd’hui vers les enjeux qui marqueront cette campagne à la mairie de l'Arrondissement Outremont, en abordant la question du 1420 boulevard du Mont-Royal.

Le destin du Mont Royal est lié de plus près qu'on ne le pense à celui du "front maritime". Il y a, en l’absence de débouchés sur le fleuve, une immense pression immobilière qui s’exerce sur les terrains situés sur le Mont Royal. Ainsi, l’appât du gain a poussé l’Université de Montréal à briser le contrat moral qu’elle avait avec la congrégation des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Rappelons-le, l’Université a acquis leur bâtiment en 2003 pour poursuivre la vocation éducative que s’étaient donné les Sœurs. En préparant sa vente au groupe Immobilier F. Catania et associés Inc., les même promoteurs impliqués dans le projet Faubourg Contrecoeur (mystérieusement incendié le 10 Avril 2009) dont les médias ont beaucoup parlé le printemps dernier, l’UdM agit comme un vulgaire revendeur en s’appropriant les profits qu’auraient pu faire les Sœurs, et va complètement à l’encontre des principes qui lui ont permis de conclure cet achat.
Le 1420 n’est pas le seul bâtiment convoité aux abords du Mont Royal. Plus récemment, c’était de l’autre côté du Mont-Royal, le Séminaire de philosophie des Sulpiciens, aussi appelé Marianopolis, qui faisait l’objet de débats sur l’avenir des grands ensembles institutionnels situés à « flanc de montagne ». Or l’ouverture des administrations en place à de tels projets crée un dangereux précédent, qui risque d'ouvrir la porte à la transformation d'une douzaine d'autre sites du patrimoine religieux et hospitalier. Pourraient figurer parmi les prochaines victimes le couvent des Dominicains sur côte Sainte-Catherine, l'hôpital Royal-Victoria, voire même le Collège de Montréal, pour ne nommer que ceux-ci.
Dans une lettre ouverte intitulée « La montagne rétrécit » publiée le 14 juillet 2009 dans La Presse, Marcel Côté, un associé de SECOR, intervenant à titre personnel, déclarait : Chaque génération a ses «pôvres» Sulpiciens, et pour les appuyer, ses maires et ses chambres de commerce qui aiment la construction. Mais il n'y a qu'une montagne à Montréal, et malheureusement, de génération en génération, elle rétrécit, comme une peau de chagrin.
Sous prétexte qu'à chaque génération on aura des "pôvres" pris avec des terrains immenses qu'ils ne peuvent plus rentabiliser par leur activités, on privatise à chaque fois des morceaux de terrain qui auront pour effet de dénaturer le concept même qui fait du Mont Royal un trait qui contribue au caractère unique de Montréal, soit une montagne verdoyante en plein coeur du centre-ville.
Le problème de la course inconsidérée vers l'appât du gain n'est pas nouveau, puisque même cette fable du 18ième siècle l'a si bien illustré:
Le 1420 n’est pas le seul bâtiment convoité aux abords du Mont Royal. Plus récemment, c’était de l’autre côté du Mont-Royal, le Séminaire de philosophie des Sulpiciens, aussi appelé Marianopolis, qui faisait l’objet de débats sur l’avenir des grands ensembles institutionnels situés à « flanc de montagne ». Or l’ouverture des administrations en place à de tels projets crée un dangereux précédent, qui risque d'ouvrir la porte à la transformation d'une douzaine d'autre sites du patrimoine religieux et hospitalier. Pourraient figurer parmi les prochaines victimes le couvent des Dominicains sur côte Sainte-Catherine, l'hôpital Royal-Victoria, voire même le Collège de Montréal, pour ne nommer que ceux-ci.
Dans une lettre ouverte intitulée « La montagne rétrécit » publiée le 14 juillet 2009 dans La Presse, Marcel Côté, un associé de SECOR, intervenant à titre personnel, déclarait : Chaque génération a ses «pôvres» Sulpiciens, et pour les appuyer, ses maires et ses chambres de commerce qui aiment la construction. Mais il n'y a qu'une montagne à Montréal, et malheureusement, de génération en génération, elle rétrécit, comme une peau de chagrin.
Sous prétexte qu'à chaque génération on aura des "pôvres" pris avec des terrains immenses qu'ils ne peuvent plus rentabiliser par leur activités, on privatise à chaque fois des morceaux de terrain qui auront pour effet de dénaturer le concept même qui fait du Mont Royal un trait qui contribue au caractère unique de Montréal, soit une montagne verdoyante en plein coeur du centre-ville.
Le problème de la course inconsidérée vers l'appât du gain n'est pas nouveau, puisque même cette fable du 18ième siècle l'a si bien illustré:
La Poule aux œufs d’or, par Jean de la FontaineL’Avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux pour le témoigner
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un œuf d’or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable
À celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Pendant ces derniers temps combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches
Il faut limiter et encadrer les projets sur le Mont Royal, car si on laisse faire les forces du marché sans entraves, et que l'on développe à la pièce, nous allons éroder, voire éliminer ce qui fait du Mont Royal ce joyau qu'il est, et tuer notre poule aux œufs d’or. L’administration d’Outremont a une responsabilité primordiale envers ce bien public, et doit jouer pleinement son rôle pour mettre en garde la Ville centrale et le gouvernement du Québec contre les effets pernicieux et irréparables de cette tendance au laisser-faire.
C’est pourquoi j’endosse l’initiative de citoyens d’Outremont, Les défenseurs du Mont Royal, (voir la pétition en-ligne) et certains professeur de l'Université de Montréal, et m’oppose fermement au changement de vocation et à la vente du terrain à Catania. L’Université de Montréal pourrait certes trouver un autre usage pour cet immeuble, en le transformant en établissement d’études collégiales affilié, par exemple, comme l'est devenu le collège Barnard pour l’Université Columbia à New York.
Les promoteurs immobiliers finiront bien par comprendre qu’ils peuvent mettre leur potentiel à bien meilleur escient en regardant du côté du fleuve, plutôt que de la montagne.
C’est pourquoi j’endosse l’initiative de citoyens d’Outremont, Les défenseurs du Mont Royal, (voir la pétition en-ligne) et certains professeur de l'Université de Montréal, et m’oppose fermement au changement de vocation et à la vente du terrain à Catania. L’Université de Montréal pourrait certes trouver un autre usage pour cet immeuble, en le transformant en établissement d’études collégiales affilié, par exemple, comme l'est devenu le collège Barnard pour l’Université Columbia à New York.
Les promoteurs immobiliers finiront bien par comprendre qu’ils peuvent mettre leur potentiel à bien meilleur escient en regardant du côté du fleuve, plutôt que de la montagne.
- Mémoire de Projet Montréal relatif au projet de réaffectation du bâtiment du 1420 Mont-Royal
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